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 amplis transistors

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Syndesmo Jean
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MessageSujet: amplis transistors   Dim 17 Mar - 14:05

En parallèle au post tube j'ouvre le post mais je n'ai rien à dire pour. What a Face
j'espère que d'autres y jetteront quelques pistes pour combler mon ignorance.

Donc Influence des transistors de sortie sur la couleur de l'ampli ?

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C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que
certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.
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stan_fr
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MessageSujet: Re: amplis transistors   Dim 17 Mar - 14:54

My two cents ...

La couleur des amplis à transistor provient surtout du préampli l'étage de sortie étant conçu pour être linéaire parce qu'un ampli a trans qui distord c'est horrible ... Evil or Very Mad

Après on trouve des gens qui entendent la différence entre des trans au germanium et au silicium, je n'ai pas une assez bonne oreille pour y arriver No

Bon ça n'avance pas vraiment le schmilblick ...

Thierry on a besoin de tes lumières !
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ThierryLz
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MessageSujet: Re: amplis transistors   Lun 18 Mar - 13:11

My two petit cents, parce que ce n'est pas un domaine où je suis très compétent, et parce qu'il y a sur le net des tas de forums d'audiophiles qui écrivent en long, en large et en travers sur le sujet.

Je ne pense pas qu'au sein d'un même schéma d'ampli de puissance à transistors, une référence de transistors donnent des résultats très différents qu'une autre référence équivalente. Ici, je parle de transistors de même technologie, par exemple bipolaires. Mais sans aucun doute les audiophiles aux feuilles d'or des forums spécialisés me contrediront à l'envie.

Par contre, il est reconnu:

- Que des technologies différentes donnent des résultats différents. En particulier les transistors de puissance MOSFET sont connus pour délivrer un son plus agréables que les transistors bipolaires, et proches de l'écoute d'ampli à tubes.
- Que la classe (A ou AB) de l'ampli a une influence importante et que la classe A est la voie royale de l'amplification.

Pour ces deux points, la raison est sensiblement la même. Classe A et transistors MOSFET sont supposés délivrer plus d'harmoniques paires (dites plus musicales) que d'harmoniques impaires (plus agressives).

Une combinaison gagnante étant évidemment, transistors MOSFET et classe A. Le souci de la classe A étant son rendement très faible, qui impose une alimentation très musclée et des radiateurs énormes, ce qui plombe terriblement le prix de l'ampli.

Par ailleurs, dans les années 70, la course était à diminuer la distorsion linéaire au maximum. Les constructeurs mettaient en évidence des taux de distorsions avec autant de 0 après la virgule que possible. C'était alors le boom de la HiFi (en terme de vente, en tout cas). Souvenez vous des amplis Akai, Technics, etc... Pourtant à l'écoute, c'était très moyen. Pour arriver à des taux si faibles, les concepteurs mettaient en oeuvre des boucles de contre réaction très forte.

La contre réaction: Il s'agit de prélever une petite partie du signal de sortie (prélevée au niveau de la sortie HP) et de la réinjecter à l'entrée de l'ampli de puissance. On parle donc d'une boucle. Cela agit comme un asservissement. L'ampli régule de lui même ses distorsions. Plus il y en a en sortie, plus une correction est appliquée en entrée pour faire diminuer cette différence. Ce système permet donc d'atteindre des taux de distorsions aussi petit que 0,000000001 %, ce qui était évidemment très vendeur ! Pourtant, ces amplis sonnaient terriblement froid er durs. En même temps, beaucoup disaient que de toutes façons l'oreille humaine est incapable de déceler des distorsions inférieures à 5 ou 10%...

Quelque part, cette contradiction entre des mesures impeccables et une écoute non satisfaisante a donné naissance au mouvement audiophile. Et à l'engouement pour les ampli à lampes, qui avaient des taux de distorsion bien plus élevés, mais des résultats à l'écoute bien plus satisfaisants.

Un chercheur du nom de Mati Ottala (qui a bien sur était très controversé, puisque c'est immédiatement la règle dans ce domaine !!!) a mis en évidence l'influence néfaste de ces taux de contre réaction élevés, démontrant l'apparition résultante d'une autre forme de distorsion (dite d'intermodulation transitoire - DIT-). En gros, il a montré qu'en cherchant à corriger un défaut (la distorsion linéaire), on en introduisait un autre qui avait une influence plus néfaste sur l'écoute que le défaut qu'on cherchait à supprimer.

Ses travaux ont été repris à l'époque notamment dans les amplis Harman-Kardon et Bang & Olufsen (et peut être Marantz).

C'est un phénomène bien connu dans la conception d'objectifs d'appareil photo: pour supprimer un défaut on rajoute une lentille. Mais celle-ci va induire un second défaut, donc il faudra rajouter une lentille supplémentaire pour corriger ce défaut induit et ainsi de suite. Ce qui explique pourquoi les bons objectifs sont composés de nombreuses lentilles et donc lourds et chers.

Bon, ce sont notions très anciennes que je vous expose ici. J'ai complètement décroché de ce domaine depuis de nombreuses années et je ne doute pas que depuis, beaucoup de nouvelles notions que j'ignore complètement sont intervenues.

Ma seule expérience en le domaine a été la fabrication d'un ampli en classe A, très simple, dont le schéma était paru dans une ancienne revue d'électronique qui s'appelait LED. Ce schéma se composait d'un circuit intégré en préamplification (un peu comme dans le Polytone de JB) qui pilotait un unique MOSFET (un par canal), polarisé (de fait) en classe A. Il sortait peut être guère plus de 2x 15W mais pesait plus de 20 Kg. Et il était très capricieux. Il fallait d'abord mettre l'étage préampli sous tension, attendre un peu, puis mettre le transistor de sortie sous tension , dans l'ordre inverse, ça fumait !!! Mais à l'écoute, c'était vraiment excellent, chaud et puissant. Je l'ai perdu dans mes différents déménagements.

Ce schéma était en fait pompé sur les travaux d'un ingénieur du nom de Nelson Pass, qui a produit sous la marque Pass ce genre d'ampli. Je ne sais pas si cette marque existe toujours. On doit trouver des infos sur le net à ce sujet.

Je ne sais pas si ça vous avance beaucoup !!!

Pour la différence entre germanium (complètement obsolète) et silicium, la bagarre continue de faire rage à propos de la pédale FuzzFace (et des pédales Fuzz en général), à l'origine équipée de To au germanium, puis remplacé par des To aux silicium. Cela concerne donc plus des transistors petits signaux, pas pour les amplis de puissance (je ne me souviens pas de To germanium de puissance, mais il y a du en avoir).



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